« Le Christ est ressuscité !     En vérité, Il est ressuscité !»

La théologie, aujourd’hui et demain

homme robot

Le Verbe parle –

La théologie est ce que Dieu dit de lui-même, de l’homme et de la Création. Elle est ce que l’homme dit à Dieu quand il lui parle. Elle est enfin ce que l’homme dit de Dieu aux autres hommes.

La théologie est un service

Fondée sur les charismes du saint Esprit reçus au baptême, elle a sa force prophétique dans la foi donnée par le même Esprit. Elle repose sur la Révélation biblique, cosmique et intime de façon existentielle. Elle s’abreuve à la source apostolique et patristique et suit l’instruction du Christ après sa résurrection (Luc 24, 25-27). Elle a ses racines dans le judaïsme. Elle vit dans l’Église par la fraternité et la prière communautaire, épiclèse continuelle du saint Esprit.

Théologie contextuelle

Soyons dignes de nos contemporains. Réfléchissons sur l’intelligence artificielle, la civilisation techno centrique et le post humanisme (cf «Homme et robot : la relation idéale ? », Civiltà Cattolica du 6.12.21, article du 16 avril 20 de Giovanni Cucci, sj) et actualiser l’anthropologie ecclésiale suivant ses sérieuses contrepropositions (déification, transfiguration, immortalité en Dieu).

La planétarisation

Le théologien rencontre une variété de pensées. Il apporte au dialogue œcuménique ou inter religieux la dynamique apostolique et « kérygmatique » de l’Église. Il n’a peur ni de confesser les dogmes fondamentaux, ni de les reformuler (cf. A. Men, Le christianisme ne fait que commencer).

Le défi

La théologie défie le monde : que fais-tu de l’homme ? Que fais-tu de la Création ? En ce sens elle juge le monde (cf. Jean 16, 8), et se montre eschatologique. A des attitudes défensives elle préfère se donner les moyens d’être convaincante. Le Christ ne s’est pas défendu et n’a pas voulu l’être.

Théologie et Science

Les conflits de la « science théologique » et de la science, de la fin du Moyen Age, viennent d’une carence de la pneumatologie ; ils sont dépassés, comme l’est la dualité sacré-profane. Le théologien sait que l’Esprit est « partout présent ». On peut trouver une forme de solidarité des consciences de tout horizon en faveur de l’homme. Cela rejoint l’importante théologie de la culture.

Une théologie mystique

« Chaque pas dans notre vie est indissociable des dogmes fondamentaux de notre foi » (saint Sophrone le Nouveau, De vie et d’Esprit, p. 15). Quelle que soit la discipline où nous servons (dogmatique, histoire de l’Église, Écriture sainte, liturgie, ascétique et mystique) cherchons à exprimer la pensée de Dieu sur lui-même, sur sa création et sur l’homme (cf : Ps 91, 6, « tes pensées sont insondables, Seigneur ! » ; Is 40, 12ss, « qui a connu la pensée du Seigneur ? » ; Rom 11, 33-34, « qui peut comprendre la pensée du Seigneur ? » ; 1 Co 2, sur « la pensée du Seigneur ? ».

La théologie comme vie dans le Christ

 « On ne vit pas en Dieu par la réflexion intellectuelle. Dieu se révèle en nous par ses actions. Nous vivons le Christ comme notre propre vie » (saint Sophrone, p. 16) ; « la grâce du saint Esprit nous apprend les réalités éternelles, pour autant que nous vivions selon ces commandements : aime Dieu ton créateur de tout ton être et aime ton prochain comme toi-même » (p 17) ;  « la théologie, c’est l’état de l’esprit sous l’action de la grâce divine… Si une telle inspiration touche votre cœur, elle n’aura plus de fin sur la terre » (p 39). « La connaissance de Dieu vient de la vie en Dieu, qui naît au plus profond du cœur » (p.39).

(a.p. Marc-Antoine)