« Le Christ est ressuscité !     En vérité, Il est ressuscité !»

Evangile du 15ème dimanche après la Pentecôte : Luc 5, 1-11.

Lac de Genezareth Tiberiade

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La beauté de la Terre sainte – 

L’évangile de ce jour est vraiment d’une beauté saisissante, magnifique beauté des paysages, de la scène évangélique. Nous ne nous lassons pas de bercer notre cœur à ce récit d’où naissent dans notre âme de merveilleuses images: « Jésus se tenait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu… » Nous nous représentons la lumière de la Terre sainte, le brillant reflet du lac et le beau rassemblement des personnes affamées de vérité et remplies d’espoir.

Le point de vue de Jésus

Ensuite, le récit nous donne, par un délicat procédé narratif, le point de vue de Jésus, Lui-même vu de l’extérieur par le narrateur. Nous regardons le Seigneur regardant : « Jésus vit deux barques sur la rive : les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets ». Cette scène toute simple, d’une indicible beauté, nous fait entrer un peu, malgré notre impureté, dans la sensibilité divino humaine du Sauveur. Il voit ces hommes, ces pêcheurs, mener leur vie tranquille et sans histoire sous le soleil de Judée dont Il est le créateur. Et Il voit simultanément leur avenir. Le Seigneur omniscient considère dans un même regard le présent et le futur ; Il anticipe dans son grand cœur toute la mission que ces hommes si bons et si simples accepteront. Les voit-Il déjà dans leur martyre ?

L’apostolicité

Dieu sait tout de nous. Jésus Seigneur sait tout de ses disciples : leur fidélité, leur trahison, leur repentir, leur force, leur faiblesse et leur gloire de personnes transfigurées par la foi et la vie dans l’Esprit du Père. La beauté indicible et idyllique qui se présente aux yeux de notre esprit en entendant ce récit introduit à la mission de l’Église. L’apostolicité découle de la beauté d’un matin du monde, reflet direct ou indirect de la beauté du monde futur, rappel de la beauté perdue. La beauté est le milieu divino humain où résonne la Parole. La Parole parle : « Jésus enseignait les foules… » Avec quelle simplicité ne parle-t-elle pas à ses disciples, les conseillant comme le patron des pêcheurs : « avance en eau profonde et jetez les filets… »

La simplicité de Dieu

Il est admirable que le Seigneur procède d’une façon aussi simple, aussi réelle, aussi commune, alors qu’Il prélude à une théophanie. Nous allons de beauté en beauté : de la beauté du monde créé à la beauté de Dieu révélé dans sa puissance de Créateur. Jésus de Nazareth se révèle le Verbe qui avec le Père et l’Esprit, dans le principe, fait advenir tout ce qui n’était pas. Le Créateur est Celui qui fait exister. Il fait être et exister en le voulant, simplement.

Le Créateur des mondes

De patron des pêcheurs, Jésus se révèle créateur des mondes visibles et invisibles, Maître d’œuvre des six jours de la cosmogonie dont nous retrouvons les fruits : le soleil, la mer, les poissons et les hommes. Beauté de la Création originelle : Jésus Créateur se situe au matin du monde en ce rivage de Génézareth. Des larmes nous viennent en contemplant l’indicible mystère du créé et de l’incréé, de la créature et du Créateur. Jésus est le Fils et Verbe de Dieu, et Il le révèle par surprise, dans sa divine pédagogie qui fait naître la crainte religieuse devant le Trois-fois-saint !

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 25.09.22)
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