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Que faire contre une malédiction ?

La malédiction –

La malédiction est l’inversion, la perversion de l’action divine, ou bénédiction. Ce n’est pas seulement une pensée nocive ou meurtrière à l’égard de quelqu’un ; c’est généralement une parole dont l’énergie destructrice peut entraîner de redoutables effets. Elle peut s’accompagner de rites et de signes à caractère magique. Tout cela n’est pas seulement un jeu de mauvais goût. C’est l’exercice d’un pouvoir usurpé. Dans la sainte Écriture elle-même, on voit la réalité de la malédiction : une puissance s’en dégage, accompagnée du désir de vengeance (cf. psaumes 34, 4s ; 39, 15-16 ; 58, 12-14 ; 108, 17 ; 134, 18).

La réalité

Notre époque, notamment dans certaines villes, est loin d’être à l’abri de ces pratiques. Qu’une personne soit l’objet d’une malédiction est tout à fait possible. Il y a des personnes qui maudissent les autres, jusqu’à entraîner quelquefois une maladie grave. Certaines utilisent même certains versets des psaumes, détournant ainsi la parole de Dieu de son but miséricordieux, car la Parole n’est que bénédiction, depuis la création du monde jusqu’à son achèvement à la fin de tous les temps. Un de nos proches peut avoir été l’objet d’une malédiction.

Le remède

Il serait utile de savoir qui a pu maudire cette personne. Souvent, on ne le sait pas. Si nous obtenons le prénom de cette malheureuse personne, le mieux est de prier pour elle en la bénissant, car la bénédiction est toujours plus forte que la malédiction. C’est une règle évangélique, que l’on annule la malédiction, non par une autre malédiction, par exemple plus forte, mais strictement par une bénédiction. Celle-ci restaure seulement l’ordre naturel de la création et reconnaît au Seigneur la place qui lui revient. Le Christ dit : « bénissez ceux qui vous maudissent » (Luc 6, 28), et l’Apôtre : « bénissez, ne maudissez pas » (Rom 12, 14). Il ne s’agit pas de bons sentiments ; il s’agit d’un dégagement de puissance, car la parole porte une énergie.

Bénédiction

Nous pouvons confier au prêtre le nom de la personne qui a pu maudire : il priera pour elle, en suppliant le Seigneur de la sauver. En effet, celui qui maudit est asservi au pouvoir de la méchanceté et de la mort ; pour lui le Paradis est fermé. Nous pouvons ajouter à la prière le jeûne ou l’abstinence, pendant une ou deux journées, consécutives ou non. Nous pouvons ainsi lire six psaumes (notamment 66, 113B, 133) par jour et terminer en disant: “Seigneur Jésus Christ notre Dieu, bénis, convertis et sauve ton serviteur (ou ta servante) Untel. Pardonne-lui ses intentions méchantes et libère-le du pouvoir de l’ennemi, Toi qui es bon!” On peut, dans les situations les plus désespérées, lire à haute voix l’ensemble du psautier ou du saint Évangile sur une semaine ou sur un mois. La personne qui a été l’objet de la malédiction sera nommée également, mais en deuxième lieu ; et il existe, dans la tradition de l’Église, des prières propres à cela.

L’anonymat

Si nous ne trouvons pas le nom de la personne qui a maudit, c’est plus délicat, car il n’existe pas de mal en soi: le mal est l’œuvre d’une personne, angélique ou humaine. Mais nous pouvons tout de même prier en disant: “Seigneur Jésus, Toi qui sais tout, Toi dont la puissance et la miséricorde sont sans limite, bénis, convertis et sauve celui (ou celle) qui a pu nuire à ton serviteur ou ta servante N…. Pardonne-lui toute intention méchante, délie-la des puissances ennemies qui peuvent l’asservir et rends-lui en bien le mal qu’elle nous a fait, car Tu n’es, ô Dieu, que bonté et longanimité: Amen!”

Les sacrements

En tout cas, il serait bon que le fidèle victime d’une malédiction reçoive l’onction des malades, qu’il se confesse – pour rompre lui-même avec tout mal, et se purifier surtout de tout projet de vengeance – et qu’il communie au corps très pur et au sang très précieux de notre Seigneur et Dieu Jésus Christ. Aucune malédiction ne peut tenir devant le Seigneur incarné qui se donne à boire et à manger à ceux qui croient en lui, et devant sa parole.