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2ème dimanche de Carême : Marc 2, 1-12  et Jean 10, 9-16 (saint Grégoire Palamas)

Mise à niveau de la Foi –

Le saint et grand Carême de Pâques s’est formé depuis l’origine comme une période catéchétique. Les catéchumènes y sont conduits jusqu’au saint baptême. Et nous, confesseurs de la vraie foi, déjà baptisés et oints du saint chrême, déjà concélébrants de la sainte liturgie eucharistique, nous les membres du corps sacerdotal du Christ, nous le suivons comme une période de remise à niveau par le repentir et la louange, comme un stage de renouvellement de la grâce baptismale et de vérification de notre foi. C’est pourquoi chaque dimanche de ce temps nous présente la Personne du Sauveur et nous invite à le confesser comme vrai Dieu et vrai Homme, Fils unique de Dieu et Fils de l’Homme, comme Il se présente Lui-même aujourd’hui.

La Porte

Il se donne pour la porte exclusive qui ouvre à la familiarité du Père, La Porte par excellence, le passage et la pâque absolue conduisant au Royaume, région mystique où les créatures incorporelles et corporelles se nourrissent au pâturage des aliments divins et incréés. Jésus le Messie s’appelle lui-même, non seulement la Vérité et la Vie, mais la Voie. Par la foi en lui, tout homme sera sauvé ; par lui, tout péché peut être absout ; par la liberté à laquelle Il ouvre, toute paralysie du corps et de l’âme peut être déliée. Enfin nous nous redresserons et nous marcherons en fils et filles de la Lumière, en frères et sœurs du Fils unique de Dieu ! Il n’est pas besoin d’entrer dans le Royaume par effraction, comme le font aujourd’hui les amis du paralytique : entrons, non pas en perçant le toit, mais par la porte et le porche de la rémission des péchés. Le Fils unique et Verbe de Dieu, le Messie d’Israël, est La Porte unique parce que jamais aucun prophète, aucun sage, aucun philosophe, aucun maître spirituel, aucune divinité n’a donné son sang et sa vie pour ses disciples.

La Pâque

Par son Sang, Il ouvre La Voie, le Pasteur bon et librement immolé pour tous. Jésus Christ en ce jour non seulement se présente comme le Chef de son Peuple, mais annonce sa propre pâque, le sacrifice qu’Il fera de sa propre vie par amour pour les hommes et pour laver leurs péchés par son sang innocent et pur. Il dit « Mon fils, tes péchés te sont remis. », parce qu’Il est l’image parfaite du Père qui appelle fils les membres de son Peuple, et parce qu’Il remet les péchés par sa victoire sur la mort. Dans la puissance même de sa Résurrection, continuellement à l’œuvre en lui, Il remet les péchés et Il rend à ceux qui sont paralysés la mobilité et l’agilité d’une personne qui marche vers la vie éternelle !

(Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », dimanche 15 mars)