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Évangile du 8ème dimanche après La Croix : Luc 8, 41-56.

« Dieu est bon ! » –

Au Nom du Père et du Fils et du saint Esprit : Amen ! Chers fidèles, chers amis, c’est une joie de nous mettre ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu ! Ce que nous venons d’entendre n’est pas une parabole, une de ces bonnes histoires juives qu’utilise le Sauveur pour se faire comprendre. Non : c’est une histoire vraie, des évènements réels, qui nous sont rapportés pour notre étonnement, notre émerveillement et surtout pour le renforcement de notre foi déjà grande dans le Seigneur Jésus. Ce qui se passe aujourd’hui et qui est relaté par saint Luc est la manifestation de la bonté de Dieu. Dieu est bon.

Dieu palpable

Dieu est Père et Il témoigne de sa bonté par l’œuvre de son Fils bien-aimé et par son Esprit saint et vivifiant. Nous lisons ou nous écoutons le saint Évangile pour connaître le Seigneur, pour le voir à l’œuvre de façon palpable. Dieu s’est fait homme pour cela : pour être connu de nous de façon tangible. Qui veut connaître Dieu ? Qu’il voie dans l’Évangile comment se comporte le Créateur du ciel et de la terre et de tous les mondes visibles et invisibles. Notre Dieu agit avec bonté, avec amour, avec chaleur humaine, avec compassion. Voyez la simplicité avec laquelle Il s’adresse aux gens ! Ce bon Jaïre vient le solliciter pour son enfant et, aussitôt, Dieu se rend chez lui sans rien demander de plus : un homme l’appelle et Il vient ! N’est-ce pas extraordinaire ? Il y va immédiatement, sentant l’urgence de la souffrance humaine. Il sait tout de nous ; Il sent et voit tout ; Il veut tout de même qu’on le sollicite.

Dieu invité

S’Il est venu dans le monde c’est parce qu’Il y a été instamment invité : « nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères, et le Seigneur a entendu notre voix … », rapporte le Deutéronome (26, 7) ; « Seigneur, fais resplendir ta miséricorde ! »,, crie le psalmiste (16, 7). Le Seigneur est venu dans son monde pour y rendre palpable sa bonté. Et, à l’égard de cette femme qui le touche, qui lui adresse une prière muette, ne se montre-t-Il pas bon, divin et humain ? Sans même se retourner, Il laisse la grâce de sa bonté créatrice s’écouler de lui comme une huile, comme un remède à la condition humaine la plus difficile. Voici une femme qui, pour impureté, est au ban de la société depuis douze ans, justement l’âge de la petite fille qui ressuscite.

Message pour notre temps

Le Dieu d’Israël, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est un dieu « bon et ami des hommes », comme nous le disons sans cesse dans les prières liturgiques. Notre époque troublée a besoin et aura de plus en plus besoin de cela : témoignons de la bonté de Dieu, de l’humanité de Dieu, de la proximité du Seigneur. Il est un Dieu à portée de main et Il parle à notre cœur éprouvé avec gentillesse, avec tendresse paternelle ! « Ma fille… petite enfant… » Il nous console paternellement par son Esprit saint et par la douce voix de son Fils.

(a.p. M.-A. Costa, radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 7.11.21)