Imprimer cet article Imprimer cet article

La sainte Rencontre – 2 février : Luc 2, 22-40

Annonce de la Pâque du Fils de Dieu –

À l’entrée du grand Carême, en cette veille du dimanche de Zachée, le Fils de Dieu vient comme enfant de quarante jours pour être présenté au temple, lieu par excellence du sacrifice. Des tourterelles ou des pigeons sont offerts à sa place, mais cette substitution n’empêchera pas le Messie de se sacrifier lui-même volontairement. Ainsi l’évènement de la présentation de Jésus Christ au temple de Jérusalem est-il l’ouverture officielle de sa Pâque.

Un sacrifice prophétique

Nous sommes frappés, en écoutant cette parole, par l’insistance sur la Loi et ses préceptes : le Verbe fait chair obéit dès sa première enfance à ce qu’Il a enjoint à son peuple par le ministère de son prophète Moïse. Il donne l’exemple d’un grand respect pour cette loi qui est la sienne. Saisissante également est la place du saint Esprit. Le sacrifice du Messie et Verbe de Dieu n’est pas seulement légal ; il est prophétique. Une vision charismatique anime les deux grandes personnalités spirituelles que sont le vieillard Syméon et la prophétesse Anne. Ce sont des voyants. Les parents de Jésus Christ sont « étonnés » de ce qu’ils entendent, dit saint Luc ; mais les deux personnages prophétiques ne sont pas étonnés : ils sont enthousiastes car, avec les yeux transfigurés que leur donne le saint Esprit, ils reconnaissent en ce petit enfant le Sauveur et le Messie.

Consolation et Gloire d’Israël

Sans le saint Esprit, personne ne peut dire que Jésus est le Seigneur, qu’Il est l’Envoyé du Père, qu’Il est Celui que le Père a oint d’une huile d’allégresse, à la fois pour accomplir toute l’histoire d’Israël et pour inviter les nations païennes, les non Juifs, à s’asseoir à la table du banquet avec Abraham, Isaac, Jacob. Sans le saint Esprit, on ne peut voir la magnifique continuité de l’Histoire : Jésus Christ est la « Consolation d’Israël », la « gloire d’Israël », ce qui veut dire que l’Église, loin d’être substituée à Israël, est son accomplissement lumineux. Mais ce peuple ecclésial inclut à la fois la tradition juive et le meilleur des traditions des divers peuples qui sont sur la terre, car le Verbe fait homme est la « lumière pour la révélation aux païens ». En cet avant Carême, l’identité de Jésus Christ est révélée : Celui qui passe par la mort pour faire entrer toutes les nations dans la vie, accomplit toute vérité, toute sagesse, et toute bonté, à commencer par l’héritage biblique ; les baptisés sont des Juifs spirituels, le couronnement de l’Israël de Dieu.

(Radio Caen)