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La quarantaine qui suit l’accouchement

Avant l’accouchement –

La prière est bien sûr ce qui est le plus important, pourquoi? – parce que c’est principalement un acte de foi. Avec la prière du couple qui attend un enfant et la prière pour celle qui va accoucher (accessibles sur ce site), le mieux est de dire une prière du cœur, par exemple à la Mère de Dieu: “réjouis-toi, Vierge, Mère de Dieu, réjouis-toi!” ou “très sainte Mère de Dieu, sauve-moi et mon enfant!” et encore “très sainte Mère de Dieu protège et sauve ton serviteur N…!”, le papa de l’enfant. D’autres prières du cœur sont très bonnes, bien sûr: à son saint patron, à saint Nicolas, à une sainte particulièrement aimée, et surtout au Christ Seigneur: “Gloire toi, Seigneur Jésus, gloire à toi!” ou, selon le temps liturgique, “gloire à ta sainte résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi!” ; ou encore « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, éclaire, protège et soutiens ton serviteur N… », le papa.

La place du père

Les papas sont souvent pénalisés, soit parce qu’ils ne peuvent pas participer pas à l’accouchement, soit parce qu’on ne pense pas à prier pour eux : certaines prières sont pour la maman, ce qui est bien normal, mais le père n’est pas mentionné! Le père a une place égale, car c’est un grand évènement pour lui: l’accès à la paternité! Pour l’homme comme pour la femme, la naissance, surtout du premier enfant, est l’entrée dans l’âge adulte. Le père ne doit pas se sentir exclu ni avant, ni pendant, ni après l’accouchement. Sa participation à tout, autant que possible, est gratifiante pour la vie du couple et l’atmosphère d’amour de la maison. Il ne doit pas se sentir moins aimé de son épouse ; et il ne doit pas non plus se sentir moins tendre pour elle et pour leur enfant. Pour le couple, la naissance est le signal de se consacrer, non seulement l’un à l’autre, mais à un troisième, totalement aimé. L’amour des époux s’élargit à la dimension trinitaire divine.

Quarante jours à la maison

Pendant les 40 jours qui suivent la naissance, la maman et son enfant restent à la maison. Le prêtre, la famille, les amis, les fidèles de la Paroisse viennent rendre visite à la maman et à sa famille, on dit des prières à la maison, notamment le huitième jour pour donner solennellement son nom à l’enfant, ou pour des réunions de préparation au baptême avec les parrains et les amis. Ce n’est donc pas une “mise en quarantaine”, puisque la maman et son enfant et son papa reçoivent toutes les visites qu’ils veulent. Cela permet aux parents de s’organiser. Cela valorise encore une fois la prière domestique de la « petite Église ». Cela permet de préparer le jour solennel de venue à l’église, quand la mère sera reçue avec honneur et communiera; et quand l’enfant sera présenté en vue du baptême. Ce jour-là, d’ailleurs, on prévoira que la marraine ou le parrain soit présents, car ce sont eux à qui l’Église confie l’enfant.

Le sacerdoce de la femme

Il faut savoir que, souvent, comme le montre la sainte Bible, les grands évènements sont, soit précédés, soit suivis d’une quarantaine. Par exemple, dans l’Église égyptienne, l’homme qui vient d’être ordonné prêtre part au désert ou au monastère pendant quarante jours et revient dans la Paroisse pour y être installé aux côtés de son épouse. L’accouchement est pour la femme comme une ordination à la maternité, qui est une forme particulière que prend le sacerdoce général des baptisés. La retraite dont elle jouit pendant quarante jours lui permet d’assimiler la grandeur de ce à quoi elle vient d’être initiée et d’apprendre à gérer la grâce qui lui a été faite. Cette tradition avec un petit “t” nous vient de nos pères juifs. Comme la Mère de Dieu s’y est soumise, nous nous y soumettons. Ce que font les chrétiens est généralement sur le modèle donné par le Christ et sa Mère très pure.