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L’après-liturgie

Les prières d’action de grâce –

Il est recommandé de lire de tout son cœur ces belles prières, quelle que soit notre place au cours de la célébration. Cela paraît normal de remercier une personne qui nous a fait le plus grand don et le plus beau cadeau possibles. Nous avons été invités par des amis à un repas et à une agréable soirée ou à une après-midi passées avec eux. À peine rentrés chez nous, ou même sur le chemin du retour, à peine les avons-nous quittés, nous éprouvons le besoin de les remercier pour le bonheur qu’ils nous ont offert. Il en est de même pour la gratitude que nous exprimons au Seigneur après avoir participé au banquet de son amour.

Conserver la grâce

Après avoir communié et participé activement à la célébration, notre souci est de conserver la grâce que nous avons reçue, de l’entretenir et de la faire fructifier. Quelqu’un a-t-il rempli son verre, sa tasse, son bol d’un liquide précieux et savoureux, il l’emporte avec lui avec grande précaution, de peur de le renverser par sa propre maladresse, en se laissant bousculer ou si quelque chose y tombait pour le souiller. Les prières d’action de grâce qui nous sont proposées permettent de préserver la grâce divine à laquelle nous avons communié. En rendant grâce nous entretenons la grâce et nous la gardons de ce qui viendrait la ternir.

« […] L’homme qui vit sa relation avec Dieu, recherche toujours la solitude, qui n’est ni psychologique ni mélancolique. Il est joyeux, il ne connaît pas la tristesse de l’homme qui attend qu’on le reconnaisse. Il veut se cacher, partir loin du regard des hommes pour ne pas dilapider son trésor.

Quand vous recevez une lettre d’un être cher, vous partez immédiatement pour la lire, seule, dans un coin. Si quelqu’un frappe à votre porte, vous ne répondez pas tout de suite, parce que votre cœur se rebelle : ‘Il a choisi son moment pour venir !’ Pourquoi cette attitude ? Pour vivre et vous réjouir avec la personne qui vous rend visite par l’intermédiaire de cette lettre. Il se passe la même chose pour quelqu’un qui a vécu la présence de Dieu au cours de la Liturgie. Il ne veut parler à personne, il veut aller sur-le-champ dans sa cellule, ce qui démontre l’authenticité de son expérience de la Liturgie. […] Il n’y a pas de personne plus heureuse,  pas de regard plus lumineux, que celui d’un homme qui sort d’une belle Liturgie et va dans sa cellule pour prolonger la communion avec le Christ. Même s’il dort, il dormira avec le souvenir du Christ… »

(archimandrite Aimilianos, Le culte divin, éditions Ormylia, 2004, p. 165-167)