Imprimer cet article Imprimer cet article

Le chapelet à la Mère de Dieu : je n’ai jamais eu de réponse à mes prières

La réponse – 

Normalement, si vous dites le chapelet sincèrement, de tout votre cœur, vous devriez avoir comme réponse une grande paix intérieure, une grande douceur et l’amour pour les ennemis. Il ne faut pas forcément s’attendre à des réponses matérielles. La première réponse qui nous vient de la Mère de Dieu quand nous la prions c’est un grand amour pour son Fils et son Dieu le Seigneur Jésus, et une grande compassion pour ceux qui l’ont mis en croix. Maintenant, quand on la prie pour une demande précises – la libération d’une ville assiégée, la fin de la sécheresse et l’arrivée de la pluie bienfaisante, la santé de nos proches, etc. – elle nous exauce selon la volonté de Dieu. Car Marie ne veut jamais autre chose que ce que veut le Seigneur, comme elle l’a montré en disant à l’Archange: « qu’il m’advienne selon ta parole!” Marie veut ce que Dieu veut et rien d’autre.

Aimer la volonté du Père

Quand nous prions Dieu directement, ou avec la Mère de Dieu, nous ne cherchons pas à lui imposer notre volonté. Nous apprenons à aimer sa volonté et à la mettre en pratique. Nous acceptons à priori ce qui sera sa volonté, ce qui est quelquefois très difficile. Le Fils de Dieu, avant d’être crucifié, nous a donné l’exemple d’une volonté renonçant à elle-même par amour pour la volonté du Père.

Louange et supplication

Pour cette raison, il est souvent sage de préférer la louange à la supplication: nous remercions ainsi à l’avance le Seigneur et, avec lui, sa Mère très pure, de tout ce qui sera décidé pour notre bien et pour le salut du monde. En glorifiant le Seigneur, nous affirmons notre foi dans sa bonté, dans sa présence et dans sa sagesse. En saluant la Mère de Dieu, nous exprimons notre foi dans son amour et dans son intercession maternelle.

L’humble prière

Continuons à prier la Mère de Dieu tous les jours, soit en suppliant, soit en rendant grâce, et sans demander de comptes à Dieu, comme le faisait le fils aîné dans la parabole du Fils prodigue. L’acceptation de la volonté de Dieu par amour pour lui, par confiance et par foi en sa bonté immense et sa grande miséricorde, font que l’homme grandit devant la face de Dieu, à la ressemblance du Fils.

L’exaucement de Dieu et de l’homme

L’impatience, le doute et le découragement ne sont pas de Dieu: ils signalent plutôt l’influence du Malin dans la vie de notre âme. Peut-être également ne voyons-nous pas en quoi nous sommes exaucés, car souvent Dieu nous écoute selon le bien qu’Il sait être le nôtre, et non selon ce que nous pensons être bon pour nous.

Nous pouvons demander à Dieu de nous ouvrir les yeux afin de voir tout le bien qu’Il fait à nous et à l’ensemble de la Création : « montre-nous ta miséricorde ! » Ainsi, avec la Mère de Dieu, récitons par cœur l’hymne “mon âme magnifie le Seigneur!” et le Seigneur nous rendra conscients et reconnaissants pour tous ses bienfaits connus ou inconnus de nous.

Nous pouvons encore nous exercer à exaucer Dieu en faisant sa volonté. En effet, Il nous prie de faire ceci ou cela. Quand nous l’écoutons, nous l’exauçons. Or, il est largement aussi important d’exaucer Dieu que d’être exaucé de lui. Faisons sa volonté et Il fera la nôtre.