Imprimer cet article Imprimer cet article

J’aimerais arrêter de boire l’alcool

Très difficile –

… ce que vous voulez faire est très difficile mais, avec l’aide de Dieu, vous pouvez réussir. Avez-vous déjà essayé d’arrêter de boire? Avez-vous cherché pour quelle raison vous buvez? Solitude? Frustration? Gourmandise? Compensation affective? Besoin d’intensité? Doute de Dieu ? Besoin de plaisir ? Préoccupation sexuelle ? Désir d’intensité ? Cherchez vraiment ce que vous croyez, à tort ou à raison, que l’alcool vous apporte et formulez-le clairement, par écrit, par exemple. Cherchez la vérité.

Une décision

Ensuite, sortez absolument tout alcool de chez vous. Qu’il ne reste pas une bouteille de bière à la maison. S’il en reste une seule, inutile d’espérer quoique ce soit, on n’en parle plus, vous continuerez à boire. « L’impie a résolu en lui-même de pécher… car il a rusé avec lui-même pour ne pas découvrir sa faute et la haïr…il a ruminé l’iniquité sur sa couche… », dit le prophète (Ps. 35, 1, 3 et 5). Si vous chassez la moindre boisson alcoolisée de chez vous, on peut envisager la suite. Décider est un acte de liberté. Votre entourage pourra vous soutenir, en s’abstenant lui aussi de tout alcool en votre présence et en acceptant que l’alcool déserte votre maison.

Dire la vérité

Êtes-vous croyant? Chrétien? Pratiquant? Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous faire aider par un psychologue et vous savez très bien qu’il existe des associations compétentes pour cette maladie de l’âme. L’alcoolisme est une pathologie. La boisson est une auto destruction à petit feu. Si vous êtes chrétien, cherchez à obtenir de Dieu lui-même la santé de votre âme et de votre corps. Il n’y a pas de contre-indication avec le suivi psychologique, mais la démarche de foi est spécifique parce que l’interlocuteur principal est la Personne divine. Il est important de dire la vérité sur soi et de sortir ainsi de la honte. L’alcoolique a généralement honte et il aspire à avouer son mal sans être jugé.

Une démarche de foi

Si donc vous croyez en Dieu et particulièrement dans le Christ Dieu fait Homme, allez très vite vous confesser avec repentir. Dépendre de la boisson est un péché : vous faites du mal à votre âme et à votre corps créés par Dieu et qui ne vous appartiennent pas ; en effet, par le baptême, vous appartenez au Christ et à son Église. Comme nous le disons plus haut, la boisson vient du désir de mourir déguisé en désir d’intensité. Le repentir sera une façon profonde de détester faire, ou penser même, ce que vous faites et qui nuit à votre salut : « tu ne tueras pas ! ». Acceptez d’accomplir sincèrement la pénitence que vous donnera le prêtre confesseur (ce que, dans l’Eglise orthodoxe, on appelle un “canon”…). Désirez mourir, oui, mais à la mort, pour vivre de la vraie vie!

La sainte communion

Préparez-vous, par le jeûne associé au repentir, à communier avec joie, et que le vin consacré en Sang du Christ devienne le seul vin que vous boirez à jamais. Le jeûne orientera votre désir de jouissance vers la jouissance en Dieu. Il est des cas d’alcoolisme, ou le vin eucharistique lui-même est déconseillé car le malade, par une simple goutte d’alcool, retombera dans sa passion. Mais ce n’est peut-être pas votre cas. Le Sang et le Corps très purs du Christ purifient notre personne profonde du pouvoir de la mort, parce qu’ils appartiennent au Seigneur ressuscité : nous communions à la vie éternelle.

Le plaisir en Dieu

Organisez-vous de façon à prier régulièrement avec des prières où vous trouvez votre consolation: que la prière et la familiarité avec le Seigneur remplacent définitivement la consolation que vous cherchiez dans l’alcool. Lisez ou écoutez régulièrement la parole de Dieu et qu’elle soit votre nourriture. Choisissez les passages – psaumes ou autres – que vous ressentez comme gratifiants. Le principe de la guérison consiste à remplacer une passion de mort par une passion de vie. Une gratification remplacera l’autre ; trouvez votre plaisir en Dieu : un plaisir se substituera à un autre : « mets tes délices dans le Seigneur », dit le psaume (36, 4).

L’amour fraternel

Enfin, participez activement à la vie de votre communauté paroissiale, ainsi qu’à la vie de votre famille ; fuyez la solitude. Essayez de vous soucier des autres plutôt que de vous-même et demandez-vous chaque jour ce que vous pouvez faire pour eux, votre conjoint, vos enfants, vos collègues de travail, vos voisins et vos frères dans la Foi. La boisson, en effet, est le symptôme d’un amour immodéré et égoïste pour soi-même. L’alcoolique souvent s’attendrit sur soi. Au contraire, plus vous aimerez votre prochain, plus vous aurez de tendresse pour ceux qui vous entourent, plus vous serez attentifs à leurs peines et à leurs joies, moins vous serez attiré par une consolation égoïste.

L’amour de la Création

Promenez-vous en forêt ou au bord de la mer et émerveillez-vous de la beauté de la Création. Emplissez vos narines du parfum de la terre, de la mer et des fleurs. Mettez vos mains dans la terre ; marchez pieds nus sur l’herbe ou sur le sable ; baignez-vous dans un lac ou dans la mer. Caressez les animaux et les arbres. Restaurez ainsi votre relation juste avec la Création. Savourez des fruits et les graines offertes par le Créateur. Goûtez la saveur de l’eau pure.

La louange

Adoptez surtout une prière de louange: Gloire à toi pour tout et pour tous, Seigneur, gloire à toi! Et priez ainsi aussi souvent que vous respirez. La joie qui descendra dans votre cœur vous comblera et vous serez libre de toute dépendance! Votre projet de ne plus boire entraîne toute une rééducation, un changement profond de vie, ce qu’on appelle une « conversion ». Que Dieu vous aide et que son Esprit saint soit l’ivresse de votre cœur et de votre esprit!