Imprimer cet article Imprimer cet article

Les chrétiens défendent l’homme

Le sens de l’Incarnation divine –

Le fait que le Créateur se soit fait homme a des conséquences. Non seulement le Seigneur Jésus manifeste l’homme parfait, l’homme ressemblant à l’image divine ; non seulement, Il sanctifie l’homme de l’intérieur, en se faisant homme, et donne à l’être humain une valeur divine et éternelle ; mais encore, Il prend la défense de l’homme, non seulement devant Dieu mais devant l’homme. Jésus Christ, c’est Dieu s’interposant entre l’homme et l’homme, comme on le voit en plus d’une page du saint Évangile. Il faut dire également, qu’Il s’interpose entre l’homme et la Création : le Verbe incarné est le Médiateur divino humain entre les créatures, et entre les créatures et Dieu.

Une position théologique

La position des baptisés devant les manipulations génétiques, l’élimination d’embryons humains, l’intrusion dans les diverses phases du processus de la fécondité et de la vie, est une position qui doit découler, non d’un moralisme frileux, mais d’une position théologique conséquente. Tirons les conséquences de l’Incarnation, ou bien notre credo est vain. « Ce que l’homme fait à l’homme » – pour reprendre les termes du livre très fort de Myriam Revault d’Allonnes -, concerne tout homme et, en particulier, tout chrétien. En effet, le Sauveur Jésus Christ est celui qui défend l’homme devant l’homme, la femme devant l’homme et l’enfant devant ce que l’homme peut lui faire. Méditons tout le mystère de Noël et nous trouvons la manifestation de la « philanthropie divine » inscrite dans l’Histoire universelle.

L’instrumentalisation du corps féminin

Pour cette raison, il est compréhensible que les baptisés considèrent toutes les formes d’instrumentalisation de la vie, de l’embryon, de la femme et de son corps comme proprement inhumaines. La gestation pour autrui n’est pas une pratique innocente ou inconséquente. La femme n’y gagne pas toujours en dignité. La place importante prise par l’argent dénature ce qui est présenté comme un service rendu. Nous connaissons d’autres formes, odieuses également, de marchandage du corps, et du corps féminin. Dans un monde qui exprime souvent un féminisme exalté, il est étrange de voir admise et proposée au législateur une pratique qui traite finalement le corps de la femme comme un objet.

L’embryon est nourri par celle qui le porte

En ce qui concerne l’enfant, personne ne nous fera croire que l’hospitalité qui lui est accordée, car il s’agit, selon la meilleure interprétation, d’une forme d’hospitalité, est sans conséquence. Personne ne nous fera croire que rien ne passe de la mère porteuse, qui est, non seulement un ventre, mais surtout une personne, à l’enfant qui lui est confié. Son sang, en circulant, transporte des données mémorielles, affectives et cognitives liées à l’âme de la maman hospitalière. Pourquoi ne pas le dire ? N’est-ce pas très intéressant ? Et est-ce que cela ne demande pas qu’on y regarde à deux (ou plusieurs) fois ?

Les chrétiens sont pour l’homme

Les baptisés, comme leur Maître le Seigneur Jésus Christ, sont pour l’homme, parce que Dieu s’est montré pour l’homme. Et, comme ils sont engagés, aux côtés de Dieu, pour la défense et la promotion de l’être humain, ils sont pour la femme, pour l’enfant, pour la famille, et pour toutes les formes de service humain que n’entache aucune objectivation ou instrumentalisation de l’être humain.